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4 faits fascinants sur le sommeil

Tout le monde sait qu'une bonne nuit relaxante et régénératrice est essentielle pour la santé et le bien-être, mais savez-vous combien de temps de sommeil nous avons besoin ? 

 

Notre rythme varie d'une personne à l'autre et peut dépendre d'un certain nombre de facteurs, tels que votre âge, votre sexe et votre condition physique. Mais quel que soit votre âge ou votre situation de santé, il est essentiel d'avoir un sommeil de qualité en quantité suffisante.

 

Dans cet article, nous explorons quelques faits intéressants à ce sujet afin de vous aiguiller sur le sujet : votre horloge biologique n'aura plus de secret pour vous.

Concrètement, qu’est-ce que le sommeil ?

Il existe deux types de sommeil : le sommeil lent et le sommeil profond (également appelé sommeil paradoxal). 

 

Le sommeil lent est le stade de sommeil le plus réparateur, au cours duquel les ondes cérébrales sont des ondes lentes et rythmées. Il se produit par étapes avec très peu de mouvements oculaires et se caractérise souvent par une diminution du tonus musculaire, une moindre consommation d’oxygène et un métabolisme cérébral ralenti.

 

Le sommeil paradoxal, quant à lui, se caractérise par des mouvements oculaires rapides et une activité cérébrale accrue. Il s’agit du type le plus proche d'une phase d’éveil. Il est associé au rêve et le rêve joue un rôle clé dans l'apprentissage et la formation de la mémoire. Des recherches suggèrent que le sommeil paradoxal pourrait être important pour la création de nouvelles cellules cérébrales, qui contribueraient à la formation de souvenirs à long terme. 

 

Concernant l’endormissement, la qualité de vie, la consommation (alcool, stimulants...), le bruit et la lumière de votre environnement sont autant de facteurs qui influent sur la qualité de votre repos.

 

Focus sur la mélatonine


La mélatonine est une hormone produite par le cerveau, notamment la glande pinéale, en réponse à l'obscurité. Elle contribue à réguler les cycles veille-sommeil et la température corporelle. 

 

Le taux de mélatonine augmente la nuit et diminue le jour. Lorsque le corps est exposé à la lumière du soleil, la production de mélatonine diminue naturellement. En hiver, nous manquons généralement de lumière et pouvons produire des taux de mélatonine plus élevés, ce qui peut favoriser un sentiment d’endormissement et une fatigue chronique la journée.

Quelques chiffres sur le sommeil

Selon l’INSERM

- 1 français sur 3 serait concerné par un trouble du sommeil.

- Un sommeil de mauvaise qualité augmenterait les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité, de cancers et d’accidents.

- 13% des 25-45 ans pensent que dormir est une perte de temps.

- 45% des 25-45 ans ont l’impression de ne pas dormir assez selon leurs besoins.

4 faits fascinants sur le sommeil

Le manque de sommeil favorise l'apparition du diabète ou d'une surcharge pondérale.

Un manque de sommeil peut entraîner un déséquilibre du métabolisme des glucides (diminution de 30 % de la production d'insuline, diminution de 50 % de l'action de l'insuline), ce qui rend l'apparition du diabète ou son aggravation plus probable.

Concernant le risque de surcharge pondérale, une hormone (la leptine) est sécrétée par les cellules adipeuses pendant le sommeil pour mettre en veilleuse la sensation de faim. Pendant la journée, l'estomac produit une autre hormone, la ghréline, qui incite à la consommation de nourriture. Par conséquent, un trouble du sommeil déséquilibre notre faim et l’accroît pendant la journée, nous encourageant à manger plus pour ressentir la satiété. 

 

Les enfants ont besoin de dormir plus que les adultes.

Le rythme de sommeil d'un enfant change entre l'âge de 2 et 12 ans. Alors qu'un nourrisson a besoin de 16 heures de sommeil, un enfant a besoin de dormir de 9 à 13h heures par jour pendant cette période. 

Après 13 ans, un adolescent n'a plus besoin de nuits aussi longues et peut généralement se contenter d’une nuit de 8h, bien que cela soit très personnel et peut augmenter en fonction des personnes. 

Les adultes, quant à eux, ont besoin de dormir environ sept à neuf heures par nuit. 

 

Dormir avec un partenaire peut vous aider à avoir un sommeil plus réparateur.

C’est du moins la conclusion d’une étude de chercheurs allemands dans le champ de la santé mentale. 

Pour l'étude, l'équipe de recherche germano-danoise a examiné le sommeil de douze couples jeunes et en bonne santé . Les 24 participants ont passé quatre nuits dans le laboratoire du sommeil et ont dormi en partie seuls, en partie avec un partenaire. Les scientifiques ont analysé leur sommeil - des ondes cérébrales à la respiration et de la tension musculaire aux mouvements du corps. Ils ont également interrogé les sujets sur leur relation, entre autres.

Les chercheurs ont constaté que les phases REM étaient à la fois prolongées et moins perturbées chez les couples endormis que chez les individus endormis. "L'hypothèse est que cela vous rend plus équilibré émotionnellement", en conclut le chercheur auteur de cette étude, Dr Drews.

 

Les travailleurs de nuit ont un repos moins réparateur que les travailleurs de jour.

Bruit du domicile familial ou de la ville, difficultés d’endormissement, lumière du soleil : les personnes qui travaillent la nuit et dorment le jour sont moins bien reposées que les autres et risquent davantage de développer des problèmes de santé, notamment des troubles du comportement, de l'irritabilité, en raison de leur manque de sommeil. Selon l'ANSES, ces problèmes de santé incluent les maladies cardiaques et métaboliques.

Que faire en cas de difficultés d’endormissement ou de troubles du sommeil ?

Si vous avez du mal à dormir suffisamment, parlez-en à votre médecin.

 

Celui-ci pourra sans doute vous recommander de modifier votre rituel du soir, votre environnement de sommeil ou votre régime alimentaire pour vous aider à avoir un sommeil plus réparateur.  Un certain nombre de facteurs peuvent d’ailleurs affecter votre sommeil (notamment l'âge, la santé physique, un régime alimentaire, le stress et des traitements médicamenteux).

 

Sources : 

- Inserm.fr

- Fédération des diabétiques

- Sleepie.fr